Présentation

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LES LIAISONS SULFUREUSES
OU
LETTRES BOURGEOISES


RECUEILLIES AU SEIN DU MONDE BOURGEOIS,
ET PUBLIEES
POUR L'INSTRUCTION DE CERTAINS IGNORANTS



« Il n'y a de réellement obscènes
que les gens chastes. »
Joris-Karl Huysmans


Lord Vendeville: Marvelous
Seigneur Lancelot du lac: Marvelous
Duchesse De Pellegrini (merci pour cet adorable nom marv ' , j'vais t'étrangler !!! Grrr) : Charlou
Comtesse De Carco (merci a Valente pour le nom !) : Lolo
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:23

Modifié le vendredi 11 avril 2008 07:10

LETTRE PREMIERE

LA DUCHESSE DE PELLEGRINI AU LORD VENDEVILLE

Du Château Saint-Gérald,




Bonjour cher ami,

Je sais que vous ne savez pas quoi me dire, mais je tiens à vous préciser que vos devriez parce que je suis une « putain de super nana » (veuillez excuser cette soudaine ardeur, mais je crains que la rage ne m'emporte), et vous devriez être totalement ébloui par mon charme, ma candeur, ma lumière, bien que votre sexualité soit quelque peu divergente (ce que, bien sûr, je ne prends pas pour moi, sachant qu'aucune sexualité ne peut faire obstacle à ma magnificence).
Il n'empêche que je mérite amplement votre respect (et encore le mot "amplement" est un peu faible à mon goût) et que les mots devraient seuls s'échapper de vos lèvres, tant je suis exceptionnelle ! Ne pas me parler serait une grave erreur et une faute de goût incroyable, et j'espère que vous saurez la rectifier !
Mais peut-être ai-je mal interprété votre silence, et que celui-ci n'est pas de l'indifférence mais de la réserve, devant mon impressionnante personnalité ! Il est vrai que j'épate beaucoup de personnes dans mon entourage, et que beaucoup d'entre eux sont complètement éperdus de moi, et, après réflexion, je ne doute plus qu'il en soit de même pour vous !
C'est pour cela que je vous pardonne cher ami, mais veillez je vous prie à tenir votre timidité hors de la limite de la mauvaise éducation afin qu'elle n'entrave pas nos relations. Et puis, s'il vous plaît, contenez votre langue dans votre bouche quand je passe auprès de vous. Je sais que je suis irrésistible mais ceci n'est franchement pas un signe de bonne éducation.

Éternellement vôtre, mon ami.

Du Château Saint-Gérald ce 1er octobre 1742.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:34

Modifié le mercredi 09 avril 2008 15:33

LETTRE II

LE LORD VENDEVILLE À LA DUCHESSE DE PELLEGRINI

Du Mas de Gerbey,




Bonsoir chère amie,

Ce que vous me dites là me semble bien prétentieux et ne mérite guère que je m'y attarde plus longuement. Je vous dirai à brûle pourpoint que je suis outré par une telle attitude de suffisance et d'excès sans nom (que je nommerai tout de même excès de la personnalité). Pour ma sympathie, je vous prie de cesser de vous emporter d'une telle façon et vous prie de surcroît de laisser ma langue là où elle se trouve !
Je ne suis pas de ceux qui reluquent leurs connaissances toute la sainte journée durant ! Diable non mécréante ! Hormis peut-être quelques cas particuliers (qui ne vous inclus diantre pas). Ne craignez rien quand à vos charmes, ils sauront ravir Lancelot qui se cherche une fiancée depuis que Dame Guenièvre a succombé à l'attaque d'un dragon en simili-cuir vert. Pauvre Dame Guenièvre, me voilà bien peiné de sa disparition. Malgré tout je souhaite qu'une femme généreuse en tous points soit donnée à Lancelot afin de mettre un terme à son chagrin inextricable !
Veillez à son bonheur et, par pitié, cessez ces innommables bonhomies et outrageuses perversions. Songez au bonheur auquel vous pouvez tendre. Voyez poindre à l'horizon le soleil de vos matinées chaudes et sentez l'amour envahir tout votre corps.

Pellegrinement vôtre,

Votre ami dévoué.

Du Mas de Gerbey ce 5 octobre 1742.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:44

Modifié le mercredi 09 avril 2008 15:48

LETTRE III

LA DUCHESSE DE PELLEGRINI AU LORD VENDEVILLE

Du Château Saint-Gérald,





Veuillez cesser je vous prie, cher Lord Vendeville, ces ignobles connotations sexuelles que mes oreilles ne sauraient ouïr et mes yeux voir. Je pense particulièrement à votre dernière phrase qui est une outrance en ma personne.
Ces paroles de diable en rut me font sans nulle doute penser que votre désir pour moi est bel et bien existant, et au vu de la violence par laquelle vous l'exprimez, je dirai même qu'il est ardent, incontrôlable, intense et dévastateur... (ce qui, je ne vous le cache pas, me ravit, bien que mes oreilles chastes espèrent, de tout c½ur, ne plus entendre de telles images pécheresses.)
Cessez vos marvinismes# là et reprenez le chemin de la raison. Je ne saurais blâmer la passion dévorante que vous me portez, ni la peur qui l'accompagne. C'est pourquoi je vous pardonne cette première maladresse, mais veillez à ne plus en reproduire car la prochaine fois je ne serais pas aussi tolérante (Dieu m'en garde) !
Quant au seigneur Lancelot (charmant jeune homme j'en conviens) et à cette délicieuse proposition, je me dois de refuser ! Voyons Lord, retenez votre sottise je vous en conjure ! Je sais trop le mal que vous provoquerait la pensée même que je puisse être dans les bras de Lancelot ! Et comme je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur, il m'a fallu faire le choix de vous choisir comme amant éternel (Dieu que le son de ces deux mots est doux à mon oreille !). Nous pourrions avoir 2 enfants, un chien, et un beau valet pour satisfaire tous vos désirs.
Ne vous en faites pas, Lancelot aimera une autre déesse. Je suis des plus sincèrement désolées mais je me refuse à lui et ne peut faire autrement, je ne serais pas son atalante cette fois-ci.
Vous êtes ma dulcinée cher Lord ! Ah cher bonheur, amour, ange, espoir, doux et bel amant, il me tarde de vous retrouver.

Torrides baisers.

Du Château Saint-Gérald ce 11 octobre 1742.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:47

Modifié le mercredi 09 avril 2008 17:40

LETTRE IV

LA COMTESSE DE CARCO AU LORD VENDEVILLE

De Saint-Andéol-le-Château,


Très chère seigneurie, si ce n'est pas trop vous demander je souhaiterai recevoir une lettre écrite de votre main. Sinon, ce n'est pas très important, je puis comprendre en toute aisance votre incapacité a accéder positivement à ma demande et, même si j'en serai très triste, je ne vous en voudrais point car je sais a quel point vos conseils sont précieux pour toute la contrée et je me doute que vous effectuez un travail considérable auprès de toutes ses bonnes gens...

Votre amie fidèle, la Comtesse de Carco.

De Saint-Andéol-le-Château ce 12 octobre 1742.
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# Posté le mercredi 09 avril 2008 13:52

Modifié le mercredi 09 avril 2008 16:05