LA DUCHESSE DE PELLEGRINI AU LORD VENDEVILLE
Du Château Saint-Gérald,
Veuillez cesser je vous prie, cher Lord Vendeville, ces ignobles connotations sexuelles que mes oreilles ne sauraient ouïr et mes yeux voir. Je pense particulièrement à votre dernière phrase qui est une outrance en ma personne.
Ces paroles de diable en rut me font sans nulle doute penser que votre désir pour moi est bel et bien existant, et au vu de la violence par laquelle vous l'exprimez, je dirai même qu'il est ardent, incontrôlable, intense et dévastateur... (ce qui, je ne vous le cache pas, me ravit, bien que mes oreilles chastes espèrent, de tout c½ur, ne plus entendre de telles images pécheresses.)
Cessez vos marvinismes# là et reprenez le chemin de la raison. Je ne saurais blâmer la passion dévorante que vous me portez, ni la peur qui l'accompagne. C'est pourquoi je vous pardonne cette première maladresse, mais veillez à ne plus en reproduire car la prochaine fois je ne serais pas aussi tolérante (Dieu m'en garde) !
Quant au seigneur Lancelot (charmant jeune homme j'en conviens) et à cette délicieuse proposition, je me dois de refuser ! Voyons Lord, retenez votre sottise je vous en conjure ! Je sais trop le mal que vous provoquerait la pensée même que je puisse être dans les bras de Lancelot ! Et comme je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur, il m'a fallu faire le choix de vous choisir comme amant éternel (Dieu que le son de ces deux mots est doux à mon oreille !). Nous pourrions avoir 2 enfants, un chien, et un beau valet pour satisfaire tous vos désirs.
Ne vous en faites pas, Lancelot aimera une autre déesse. Je suis des plus sincèrement désolées mais je me refuse à lui et ne peut faire autrement, je ne serais pas son atalante cette fois-ci.
Vous êtes ma dulcinée cher Lord ! Ah cher bonheur, amour, ange, espoir, doux et bel amant, il me tarde de vous retrouver.
Torrides baisers.
Du Château Saint-Gérald ce 11 octobre 1742.